Capital

Travail au noir : enquête sur les milliards dissimulés !
Durée : 41min
Qui n´a jamais été tenté de payer son plombier, sa nounou ou sa femme de ménage en espèces pour payer moins cher ? Ce geste, qui paraît anodin, coûte pourtant très cher à la France. Selon la Cour des comptes, le travail au noir représenterait pour l´État une perte estimée à 20 milliards d´euros par an ! Sanctions accrues, contrôles plus ciblés, l´État déploie pourtant les grands moyens pour lutter contre les fraudeurs. En 2016, les redressements ont atteint un demi-milliard d´euros. Un record ! Mais le plus dur reste à faire car les fraudeurs ont toujours un coup d´avance et « l´uberisation » de l´économie favorise le travail dissimulé. Si la construction reste le secteur le plus touché (elle représente plus de la moitié des redressements), les services à la personne sont aussi souvent concernés et particulièrement difficiles à contrôler (près de 40% des prestations sont réglées en argent liquide) et les travailleurs détachés demeurent un obstacle de taille. Les réformes impulsées par Emmanuel Macron peuvent-elles changer la donne ? Comment les travailleurs au noir s´adaptent-ils pour passer toujours entre les mailles du filet ? La lutte serait-elle perdue d´avance pour l´État ?

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