Enquête exclusive

Black Blocs : enquête sur les casseurs de l'ultra gauche
Durée : 1h 4min
On les appelle les Black Blocs. Vêtus de noir, le visage masqué, portant des casques et des gants, parfois armés, ils ont saccagé plusieurs rues de Paris lors des manifestations du 1er mai dernier. Sur les 1 200 casseurs, plus de 200 ont été interpellés et une centaine placée en garde à vue. Ce n'est pas la première fois que ces groupes radicaux, prêts à tous les débordements, passent à l'action. Mais qui sont ces Black Blocs qui s'en prennent pêle-mêle aux policiers et aux symboles du capitalisme ? Les services de renseignement, sur-mobilisés depuis trois ans dans la lutte contre le terrorisme islamiste, ont-ils délaissé la surveillance de ces mouvements que l'on classe à l'extrême-gauche ?

Depuis plusieurs mois, les équipes d'Enquête Exclusive suivent les Black Blocs. Ces hommes en noir forment en fait une curieuse nébuleuse composée de courants parfois très différents : on trouve parmi eux des anarchistes, des autonomes, des libertaires, des marxistes-léninistes, des zadistes, des ultra-féministes… Ils seraient environ 2 000 en France.
Nous les avons suivis à travers toute l'Europe lors de manifestations au cours desquelles ils s'opposent violemment aux forces de l'ordre et cassent tout ce qui représente l'autorité ou la société capitaliste. Nous avons également tourné avec le Préfet de Police de Paris qui, de sa salle de commandement, gère ses effectifs (plusieurs centaines de CRS) sur le terrain un jour de manifestation. Au même moment, nous étions aussi avec les forces de l'ordre qui avaient reçu pour instruction d'éviter au maximum la confrontation.

Notre enquête nous a aussi mené à Hambourg (Allemagne), en juillet dernier, lors du G20, où les forces de l'ordre étaient allées à l'affrontement contre ces Black Blocs. Nous étions aussi, ces dernières semaines, à Notre-Dame-des-Landes, où les hommes en noir ont prêté main forte aux zadistes, dans leur lutte contre l'État. Tous ont une idéologie commune : créer un autre système. Et par la violence s'il le faut.
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