Enquêtes criminelles

Affaire Michèle Even : un suspect peut en cacher un autre

Durée : 56min
9 mars 1991, à Bénestroff en Moselle. Il est 12h15 quand Hervé Even, menuisier de 25 ans, rentre chez lui pour le déjeuner. Dans la cuisine, le jeune homme va découvrir son épouse, Michèle, littéralement massacrée. Elle gît en pyjama, égorgée, le crâne défoncé à coups de bûche et l'arme du crime, un couteau de cuisine, encore enfoncé dans le dos. Arrivés sur place, les enquêteurs interrogent la voisine qui habite au-dessus, Gertrude Kremer. Réveillée brusquement par un hurlement à 6h05 très précises, la vieille dame raconte être descendue et avoir demandé à travers la porte ce qu'il se passait. Une voix d'homme lui aurait répondu d'un lapidaire : « rien ». Pour les enquêteurs, aucun doute, c'est Hervé, la mari de la victime que la voisine a entendu. D'autant que l'homme ne semble pas tellement affecté par la mort atroce de sa jeune épouse. En fouillant dans la vie intime du couple les gendarmes vont découvrir qu'une terrible dispute aurait éclaté 4 jours avant la mort de Michèle. Tout laisse penser qu'Hervé est le meurtrier, mais un élément indiscutable va venir conforter son innocence. Car à 6h05, lorsque la voisine entend du bruit, Hervé n'était pas chez lui mais à son travail. La pointeuse en atteste. Alors, si le menuisier n'est pas le meurtrier, qui a tué Michèle Even ?
En fait, dans cette affaire incroyable, de nombreuses pistes n'ont pas été suivies par les enquêteurs. Par exemple, celle d'un garagiste de la région avec qui Hervé et Michèle avaient eu maille à partir. Et puis il faut comprendre pourquoi la carrosserie de la voiture de la victime a été rayée et ses pneus crevés ? Répondre à ces questions, permettra sans doute de trouver la clef de l'énigme...
Retour à la navigation